Une visite à l’Urban Farm de Delhaize Boondael
Par Giorgi Sabanadze
Il y a une quelques jours, j’ai eu le plaisir de pouvoir visiter le toit du Delhaize Boondael, un toit souvent fréquenté par des particuliers, des architectes, des promoteurs immobiliers, des écoles et bien plus…Je me suis alors demandé ce qu’il y avait sur ce toit et suis parti à l’aventure. J’y ai découvert un potager de de 250m2. Le projet a été imaginé par le siège de Delhaize il y a huit ans et est maintenu par Vestaculture en sous-traitance.
La sensibilisation plutôt que les KPIs
Leur but ? Essayer de sensibiliser au mieux les adultes et les jeunes à l’alimentation locale, saine, durable et sans pesticides. Essayer de faire aimer les légumes en passant par l’éducation, les visites, les animations ou les dégustations qui sont souvent organisées.
Le potager présente une très grande diversité de culture et tout ce qui est cultivable en Belgique tels que des patates douces, des melons, des herbes aromatiques, des fraises, des cerises, de la salade, du radis, ou encore des tomates peut s’y retrouver.
Techniquement, si la rentabilité était le mot d’ordre, la surface serait exploitée avec un choix de culture optimisée. Or, le but du projet n’est pas une rentabilité avec une croissance à deux chiffres chaque année, ni des KPI’s imposés par la centrale. L’idée est de garder une ferme urbaine, éducative et qui produit de la qualité de manière durable afin d’avoir un impact positif sur la santé des Belges, sur l’humain et créer de l’emploi local.
Sensibiliser, mais aussi inciter
Vestaculture utilise le principe de permaculture qui consiste à se rapprocher au plus de la nature en imitant celle-ci. Par exemple, en nature le sol n'est jamais nu et est toujours diversifié, ce qui est le cas sur ce potager. Ils font également de la lutte naturelle contre les nuisibles avec par exemple un appel à des larves de coccinelles contre les pucerons.
Tout vient de semences paysannes, c’est à dire que si les clients qui consomment les produits récupèrent les graines ils pourraient recultiver eux-mêmes la même sorte de légumes et fruits chez eux.
D’ailleurs dans cet esprit, une vente de plus de 600 plants issus de la ferme urbaine est organisée les 23, 24 et 25 mai en face du Delhaize Boondael pour permettre aux consommateurs de reproduire un mini potager chez eux, pour les inciter à manger sainement et Made in Belgium.






Quelques chiffres et faits intéressants
Citons quand même quelques chiffres intéressants. Ce potager c’est en fait
Huit Ans d’existence
360m2 dont 250m2 cultivables
Une culture en continu sans bacs favorisant une fertilité naturelle au sol
Une utilisation contrôlée d’eau de pluie
Cela fait 3 ans qu’ils récoltent 2 tonnes/an
Une mise en rayon 3 fois par semaine
Pour Anne Lefebvre, Gérante du Delhaize Boondael il s’agit d’un plus pour son point de vente : « Même si cela peut paraitre anecdotique dans la masse de fruits et légumes vendus, et qu’il s’agisse d’un projet pilote finalement, cela nous rapporte des fruits et légumes de super qualité dans nos rayons. Dès que nous mettons en rayon, les étals sont très vite vides car la clientèle se rue pour tout prendre.
Maintenant il y a surtout l’aspect éducation et Vestaculture porte le projet très bien. Le projet est unique et cela permet de se rendre compte des contraintes de volumes, des saisons, …et je trouve très important de voir que l’on sensibilise nos clients sur ces aspects. »
My Giorgi*
Je suis totalement impressionné par le potager. C’est une initiative à la fois écologique, éducative et incroyablement locale. C’est rassurant de voir qu’un supermarché s’investit autant dans une démarche durable et responsable. Le fait que tout soit cultivé sans pesticides, avec récupération d’eau de pluie et permaculture, rajoute du charme à ce rayon de fruits et légumes.
Auteur : Giorgi Sabanadze, sous l’œil vigilant de 20/CENT
* My internship Cent/, My 20/Gio…? 20/CENT m’a autorisé : «tu peux dire My Giorgi»
Photos : 20/CENT Retail et Vestaculture


