L’inclusion doit dépasser les bonnes intentions
My 20/CENT sur le dernier événement networking de la Luxembourg Confédération
La Luxembourg Confédération a récemment organisé un événement inspirant autour de l’inclusion, au G.A.N.G. de la Belle Étoile. L’occasion pour ses membres et divers acteurs économiques de se retrouver pour un moment d’échange et de réflexion sur un thème aussi essentiel qu’actuel : la diversité et l’inclusion dans le monde du travail et du commerce.
Un mot d’ordre : aller au-delà des obligations
En introduction, Carole Muller, Présidente de la Luxembourg Confédération, a rappelé l’importance d’intégrer l’inclusion dans tous les aspects de la vie économique. En effet, l’inclusion doit se faire dans le commerce mais aussi sur le lieu de travail.
Parmi les initiatives concrètes mises en avant : les “heures silencieuses”, déjà testées notamment chez Cactus, que les autorités souhaitent désormais encourager à raison de deux fois deux heures par semaine. Des moments qui profitent autant aux clients qu’aux collaborateurs, en créant une atmosphère plus apaisée.
Egalement présent lors de l’événement, Max Hahn, Ministre de la Famille, des Solidarités, du Vivre ensemble et de l’Accueil a souligné que le gouvernement entend également aller plus loin, en proposant des formations spécifiques pour le personnel de la restauration, afin de mieux accueillir les personnes en situation de handicap, qu’il soit visuel, auditif ou physique. Ces projets devraient encore s’étendre d’ici 2026, bien au-delà du seul secteur du commerce.
Cactus : l’humain au centre
Parmi les entreprises présentes, Cactus a rappelé que l’inclusion fait partie de son ADN depuis plusieurs générations.
Comme l’a expliqué Véronique Schmitt, sous la devise « l’humain au centre » chez Cactus, l’inclusion est incarnée à travers des actions concrètes. Le groupe compte 72 nationalités, 83 % de collaborateurs en CDI, et plus de 250 métiers différents. Il y a donc un besoin mais aussi des intérêts à soutenir et intégrer l’humain et l’inclusion dans l’organisation.
L’ouverture du magasin de Lallange illustre d’ailleurs cette diversité : sur 200 collaborateurs, l’âge moyen est de 40 ans, favorisant ainsi une mixité intergénérationnelle bénéfique pour la relation client.
L’enseigne agit également sur le terrain de l’expérience client, que ce soit via les heures silencieuses, le soutien apporté aux clients (comme l’aide pour charger les courses), ou encore une communication en magasin plus sobre, centrée sur l’essentiel.
« L’inclusion ne se limite pas aux obligations légales comme les parkings ou les ascenseurs qui doivent être accessibles aux personnes à mobilité réduite», a rappelé Véronique Schmitt. « C’est une question d’attitude et de structure. »



De la résilience à la performance collective
Invité d’honneur de la soirée, Sebastian Wächter, conférencier et fondateur de Barrierefrei im Kopf, a livré un témoignage fort. Paralysé à 95 % depuis un accident en 2007, il accompagne aujourd’hui les entreprises dans leur démarche de diversité et de transformation culturelle.
Son message est clair : l’inclusion n’est pas seulement une question d’éthique, mais aussi de performance. Les entreprises inclusives bénéficient d’équipes plus soudées, d’un meilleur engagement, et d’une rétention accrue.
Pour lui, le “diversity management” repose sur trois piliers :
Se regarder dans le miroir : analyser ses pratiques de recrutement et de promotion et le faire de manière sincère pour son organisation
Recruter activement des profils divers
Sensibiliser et former en continu son personnel et ses collborateurs à l’inclusion.
My 20/CENT : Un sujet large et essentiel
Au-delà des échanges et témoignages, cet événement aura rappelé que l’inclusion ne se limite pas aux personnes à mobilité réduite. Elle touche toutes les dimensions de la société et du monde du travail : âge, origine, orientation sexuelle, croyances, santé…
Oui, des progrès sont visibles. Mais il reste encore beaucoup à faire pour que l’inclusion devienne une véritable valeur structurelle au sein des entreprises, et non une simple case à cocher.
Un bel événement donc, qui a su inspirer et interpeller, tout en donnant matière à réflexion sur nos propres biais, habitudes et pratiques.


